Écrire, c’est parler
Volume 10
Numéro 1
1974
119 pages
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Résumé
La bataille de L’Assommoir, la publication de Voyage au bout de la nuit, la « querelle » du joual : au Québec comme en France, les polémiques autour de l’apparition d’une langue populaire, argotique, voire vulgaire, dans les œuvres littéraires n’ont cessé de surgir depuis le XIXe siècle, divisant toujours davantage l’opinion publique. Pourtant, nul ne saurait être insensible à l’inventivité de ces textes qui, de part et d’autre de l’Atlantique, redéfinissent les contours de la langue littéraire.
Les contributions de ce dossier s’intéressent aux tensions qui résultent du mélange entre les niveaux de discours. En publiant des études sur Zola, Céline et la littérature québécoise, grâce aussi des textes à caractère essayistique, ce numéro propose de réfléchir à la manière dont les interférences de la langue populaire façonnent une partie importante de la production littéraire d’hier et d’aujourd’hui, et de porter une attention particulière aux phénomènes sociohistoriques qui favorisent l’émergence de textes forts de cette hétérogénéité linguistique.
Numéro préparé par la rédaction


