L’éveil des nationalités

Volume 10

Numéro 4

1974

93 pages

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Résumé

Révolutions, déclarations d’indépendance, soulèvements : de part et d’autre de l’Atlantique, les XIXe et XXe siècles sont marqués par les ruptures politiques et par l’émergence, dans de nombreux pays, d’une conscience nationale. Indissociables du romantisme et de la revalorisation d’une « couleur locale », les volontés d’auto-affirmation de soi deviennent dès lors le socle de l’activité littéraire. Qu’elle soit romanesque, poétique ou théâtrale, l’écriture, dans ce contexte, est considérée comme le corollaire de la naissance d’un processus d’identification nationale puisqu’elle véhicule l’expression du peuple.

Intitulé « L’éveil des nationalités », ce dossier cherche à envisager la spécificité de la littérature née de ces impulsions patriotiques. Les contributions réunies s’intéressent à différents cas de figures tirés du XIXe siècle. Elles évoquent la genèse littéraire des figures et des mythes et de l’américanité chers à des romanciers comme Fenimore Cooper, ou encore l’irruption sur la scène littéraire européenne d’œuvres produites par les tenants norvégiens d’une redéfinition du tragique, comme Henrik Ibsen et Alexander Kielland. D’autres abordent la quête d’identité du néo-hellénisme et la réhabilitation, en Grèce, de la tradition antique, ou la naissance de la littérature de langue française au Québec, dans sa forme historiographique et romanesque. Elles passent enfin par les Antilles en interrogeant la dimension poétique des tentatives de repossession culturelle et identitaire propres aux textes d’Édouard Glissant.

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