Le bestiaire perdu
Volume 10
Numéro 3
1974
106 pages
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Résumé
Selon les sources savantes, le terme bestiaire serait calqué du latin bestiarius, qui signifie, au sens large, « bête ». Au Moyen Âge, il se définit tantôt comme un recueil de fables, de moralités et de récits sur des animaux réels ou légendaires, tantôt comme un ouvrage didactique sur les comportements animaux. Issu d’une longue tradition perdue, il désigne le plus souvent un répertoire, mais devient au tournant du XXe siècle un genre littéraire polymorphe, cher à des poètes comme Paul Éluard et Guillaume Apollinaire, ainsi qu’à des écrivains comme Réjean Ducharme et Jorge Luis Borges.
Tout en demeurant sensible à la portée didactique du bestiaire, ce dossier, qui offre seize illustrations, envisage son potentiel littéraire à l’aune des reconfigurations dont il fait l’objet depuis le siècle dernier. Les contributions réunies retracent la genèse de ce genre singulier ; elles analysent son fonctionnement interne et sa puissance symbolique ; elles interrogent l’iconographie que les bestiaires modernes convoquent. Elles s’attachent, enfin, à décrire les mutations de ce genre littéraire négligé de manière à souligner sa richesse.
Numéro préparé par Nicole Deschamps et Bruno Roy


