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Le rire et le roman

Volume 47

Numéro 2

2011

181 pages

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Résumé

Si le rire accompagne le roman tout au long de son aventure, c’est qu’il apparaît comme l’un des traits les plus sûrs par lesquels cet art protéiforme puisse être défini. Il paraît clair, en effet, que le roman ne peut pas être caractérisé uniquement suivant les principes qui président à la formation des genres canoniques, c’est-à-dire à partir de critères formels et performatifs, ou alors qu’un tel effort de définition, pour valable qu’il soit, ne parvient pas à cerner la spécificité du genre.

Pour mieux apprécier la nature du roman, il convient de faire intervenir un autre critère, moins concret parce que non formel, mais autrement plus décisif, en ce qu’il tient à une certaine manière de représenter et de concevoir le monde, ou mieux : à un certain esprit, ainsi que l’on nommait jadis l’humour. L’existence d’un tel esprit expliquerait qu’au cours de son histoire, le roman n’ait pas eu besoin de se figer dans une forme précise, qu’il ait pu emprunter à toutes les formes et à tous les discours, qu’il ait pu s’écrire d’abord en vers puis en prose, qu’il ait pu parodier autrui et se parodier lui-même, sans que l’acuité de son regard s’en trouve altérée.

Numéro préparé par Mathieu Bélisle

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