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À paraître

De Charles Baudelaire à Kamel Daoud : lectures

Volume 56, numéro 2

Fidèle aux dimensions interdisciplinaire et internationale de notre revue soucieuse de confronter des recherches conduites entre les domaines et entre les pays, ce numéro libre réunit des contributions dont les auteurs appartiennent à sept institutions universitaires, au Québec, au Canada, en Estonie, en Italie, en Norvège. Les huit études qui le composent portent sur huit auteurs différents, de Charles Baudelaire à Kamel Daoud, du plus canonisé au plus contemporain, qui appartiennent aux littératures écrites en français auxquelles s’attache Études françaises depuis sa création : littérature québécoise, littérature française et littératures francophones. Elles mobilisent des méthodes et des savoirs variés, ceux de la philosophie, de la psychanalyse, de la stylistique, de l’onomastique, des démarches et des approches multiples, étude des espaces liminaires, études cinématographiques, imaginaire et discours social, discours de la fin.

Noms d’auteurs

Volume 56, numéro 3

La notion d’auteur est une énigme pour les disciplines littéraires. De nombreuses difficultés méthodologiques et théoriques liées au statut de l’auteur ont en effet pour origine la nature fuyante du nom propre.
__Si c’est avant tout par son nom que l’auteur manifeste son identité, le nom d’auteur n’en est pas moins un nom bien particulier. Il cautionne l’écrit auquel il est apposé et s’associe à un ensemble de titres. D’où sa spécificité : contrairement aux anthroponymes usuels, il ne renvoie pas nécessairement à une personne, son référent étant déterminé par l’institution de la signature. Un nom d’auteur est donc un nom propre et, en même temps, un acte de validation. C’est un opérateur de différenciation au sens où il permet de sceller l’unité d’une œuvre et de la distinguer de toutes les autres.
__Ce dossier se propose d’approfondir ces particularités du nom d’auteur en examinant ses fonctionnements spécifiques dans les différents genres de discours. Il s’attache notamment au cas de l’anonymat, aux signatures collectives et à l’insertion du nom de l’auteur dans sa fiction.