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À paraître

Maylis de Kerangal. Puissances du romanesque

Volume 57, numéro 3, 2021

Ce dossier s’intéresse aux puissances du romanesque chez Maylis de Kerangal. Si ses récits racontent des aventures hors du commun, ils n’idéalisent pas le réel pour autant et nous plongent au cœur du monde contemporain — pas toujours là où on l’attend. Au plus près des gestes, des matérialités, des savoirs, des paysages, des corps et des perceptions, les récits de Maylis de Kerangal sont porteurs d’un élan romanesque indissociable d’une écriture puissamment visuelle dont la frappe émotive et la découpe intrigante sont susceptibles de donner une profondeur (imaginaire, temporelle) au moindre des agissements comme à la plus ambitieuse des entreprises. Nous nous intéresserons aux romans, aux récits et aux reportages littéraires de l’auteure afin de bien prendre la mesure des modalités du romanesque de son œuvre.

Numéro préparé par Marie-Pascale Huglo

 

À la recherche du récit sentimental québécois

Volume 58, numéro 1, 2022

Il est admis que le genre sentimental correspond à une forme figée, rigide et pauvre. Pourtant, pour peu que l’on examine attentivement les textes qui correspondent à ce registre, on ne peut qu’être frappé par leur étonnante plasticité.
Ce numéro d’Études françaises est consacré au récit sentimental au Québec des années 1920 aux années 1960. Durant cette période parfois décrite comme une période de crise et de « Grande noirceur », le récit sentimental québécois n’a eu de cesse d’offrir des visions renouvelées des rencontres amoureuses et du mariage, tout autant que de l’éducation des filles, du confort matériel et de la sexualité. Il constitue une formidable caisse de résonance pour certains des rêves de la société québécoise de cette époque.

Numéro préparé par Marie-Pier Luneau et Jean-Philippe Warren

 

Le récit de malheur(s) au XIXe siècle

Volume 58, numéro 2, 2022

C’est à la question du malheur en littérature, si l’on comprend le malheur comme la mauvaise destinée et l’infortune, que ce dossier est consacré. Il entreprend plus spécifiquement une réflexion sur les logiques culturelles, sociales, historiques du mauvais sort et de la poisse à l’œuvre dans le récit du XIXe siècle. Série d’embarras qui jettent dans la misère, malchance qui s’acharne, écarts à la coutume qui attisent l’adversité, réactivation des fautes familiales forment, bien souvent, la trame narrative du récit de mœurs / de malheurs. S’y développent des cosmologies (soit des visions du monde) qui ne comprennent ni le bonheur ni le malheur de la même oreille.
En partant de l’idée que la guigne au XIXe siècle interroge ce moment particulier où la société française redéfinit ses us, coutumes, croyances tout comme ses manières de concevoir le bonheur et le risque, les articles de ce dossier examinent les différents modes de penser, de dire et de prévenir l’infortune qui structurent le récit moderne. Qu’est-ce qui porte malheur ? Qui est frappé par le sort funeste (et qui ne l’est pas) ? Comment le malheur s’annonce-t-il ? Peut-il être évité ? Est-il intégralement narré ou raconté ?
Ce dossier propose une variété de réponses à ces questions en explorant, dans certaines œuvres de Balzac, Sand, Mérimée, Stendhal, Maupassant et Zola, les formes plurielles du malheur (maléfice, hasard, vengeance, viol, handicap sexuel et social, mort, infortune conjugale, nouage de l’aiguillette) et ses particularités textuelles.

Numéro préparé par Sophie Ménard